lundi 16 mars 2015

SEMINAIRE SUR LA PROTECTION DE L’ENFANT DANS L’URGENCE, 14 MARS 2015 A MOKOLO



Dans le cadre de renforcement des capacités des partenaires intervenants dans le camp des réfugiés de Manawao, le HCR a organisé, le 14 Mars 2015 dans les locaux d’IEDA à Mokolo un séminaire dont l’objectif général était d’harmoniser les stratégies d’intervention en matière de protection de l’enfance en situation d’urgence.
Il  a été question de:
-          améliorer la compréhension des intervenants en matière de protection des enfants en situation d’urgence ;
-          améliorer la compréhension des causes à l’origine des problèmes de protection de l’enfance et leurs effets sur la protection et le bien-être de l’enfant ;
-          augmenter la capacité de prévenir l’exploitation, la violence et les abus ;
-          renforcer la compréhension de réponse aux violations des droits de l’enfant.

Pour commencer, les facilitateurs ont présenté les objectifs du séminaire, l’agenda du jour et la présentation des participants. Après la phase de présentation, les séminaristes ont élaboré les normes de bienséance et ont exprimé leurs attentes.
Avant de dérouler les contenus des exposés, les facilitateurs ont attiré l’attention des participants sur le nombre important des enfants parmi la communauté des réfugiés, soit plus 16 000 sur les 32 720 réfugiés enregistrés dans le camp des réfugiés nigérians de Minawao.
Le premier exposé portait sur le mandat du HCR, qui est pour l’essentiel celui de protéger les gens et sauver des vies. Un rappel a été fait sur les catégories de personnes relevant du mandat du HCR, il s’agit :
-          des demandeurs d’asile
-          des réfugiés,
-          des rapatriés,
-          des apatrides,
-          des personnes déplacées
A la question de savoir pourquoi protéger les enfants ? Quatre éléments de réponse ont été avancés, à savoir :
-          la vulnérabilité accrue des enfants ;
-          situation de danger en contexte de conflit ;
-          difficultés particulières des enfants ;
-          la potentialité élevée de maltraitance.
Ces réponses ont permis de classer les enfants à risque en trois catégories :
-          les ENA (les Enfants Non accompagnés)
-          les enfants avec au moins une personne ;
-          les enfants dans une famille nucléaire.
Après la classification des enfants à risque, nous avions énuméré les risques auxquels ces enfants sont exposés et les lieux où peuvent être commis ces abus.

Le dernier exposé portait sur l’utilisation des outils d’identification des enfants et leur prise en charge, le passage en revue des instruments juridiques et des normes internationales de protection de l’enfance, ainsi que le code de conduite du HCR. La rencontre a pris fin lorsque tous les points inscrits au programme ont été épuisés.

Par SALI, ALVF EXTREME NORD

Mobilisation contre les violences faites aux filles à Maroua via les médias sociaux,



Vendredi 13 Mars 2015, s’est tenue une rencontre de mobilisation des clubs de filles de Maroua sous l’encadrement de la Brigade de Dénonciation du même nom. La rencontre a eu lieu à l’école privée Adriel Salem. Etaient présents à cet atelier, les cinq clubs de filles et leurs encadreurs membres de la BD de Maroua 1 secteur 1 ; ainsi que la responsable d’antenne, la coordinatrice et 02 employées de L’ALVF Extrême-Nord.
            La séance de travail a commencé à 10 h par le mot de bienvenue de Mme Dawaï, Présidente de la Brigade de Dénonciation qui a fait un briefing sur l’objectif marquant la commémoration de la journée anti-discrimination à savoir organiser une mobilisation contre les violences basées sur le genre et sensibiliser  le grand public et les décideurs sur les questions de violences basées sur le genre ;
La rencontre a essentiellement porté sur trois points :
-          les différentes formes de violences (physiques, psychologiques/morales, sexuelles, …) ;
-          les différents moyens de lutte contre ces violences matérialisés par quelques sujets de réflexion et
-          l’initiation à l’utilisation des médias sociaux.
            S’agissant du premier point, la méthodologie utilisée était les questions/réponses. Ici les filles ont donné des éléments de réponses aux diverses questions posées autour des  violences faites aux filles à l’école et hors de l’école.
Quant au second point, chaque club de filles et son encadreur ont travaillé sur un sujet précis en commission:
 Groupe 1, club de filles de Palar 1: que doit-on faire pour qu’il y ait la paix dans notre pays ?
Groupe 2, club de fille de Palar 2 : que doit-on faire pour éviter le mariage précoce et forcé de la fille ?
Groupe 3, club de fille d’Adriel Salem : que doit-on faire pour qu’il y ait la paix à l’école ?
Groupe 4, club de fille de Zokok 1 : que doit-on faire pour lutter contre la pauvreté ?
Groupe 5, club de fille de Zokok 2 : que faut-il faire pour maintenir la paix dans la famille ?
 A l’issue de la restitution des travaux de chaque groupe en plénière, il est ressorti les messages clés suivants :
-          encourager l’alphabétisation  et la scolarisation des filles,
-          créer  des Activités Génératrices de Revenus (AGR) pour lutter contre le chômage des jeunes,
-          encourager les filles à travailler avec le même acharnement que les garçons afin d’avoir les mêmes chances,
-          insister sur l’enseignement de la morale, cultiver l’esprit de tolérance chez les filles et les garçons,
-          sensibiliser les parents et les filles elles-mêmes  sur les dangers des mariages précoces et forcés,
-          encourager le dialogue entre les filles elles-mêmes et entre les filles et leurs parents,
-          sensibiliser les filles, les garçons et leurs parents sur les droits de l’enfant…
Les différents messages seront repris au sein des clubs de filles comme des thèmes à aborder lors des séances de causeries éducatives et ensuite ils seront également publiés sur tweeter, la page Facebook et le blog de la Brigade de Dénonciation en vue de sensibiliser l’opinion publique.
Pour le troisième point, les filles et leurs encadreurs ont été initiés à l’utilisation des médias sociaux.             La rencontre  pris fin vers 14 heures sur une prise de photos.

Par AWONO Marie Livie, Assistante Sociale CVF Maroua


club de filles de Palar
club de fille de Zokok
club de filles d'Adriel Salem

   

lundi 2 mars 2015

LA DECLARATION DE BEIJING (PEKIN)

La plate-forme d'action de Pékin est issue d'une conférence mondiale sur les femmes qui a eu lieu à Pékin, en septembre 1995, et dont la Déclaration et le Programme d'action ont invité la communauté internationale à s'engager pour la promotion de la femme et l'égalité des sexes. La déclaration, signée par 189 Etats, les exhorte à mettre en œuvre tous les moyens vers une réelle égalité homme/femme, une politique de développement et un engagement vers la paix. La Déclaration et le Programme d'action de Beijing [Pékin] ont été adoptés par consensus le 15 septembre 1995. La Déclaration reflète l'engagement de la communauté internationale au service de la promotion de la femme et de la mise en œuvre du Programme d'action, en veillant à ce qu'une perspective "sexospécifique" soit appliquée à toutes les politiques et tous les programmes aux niveaux national, régional et international. Le Programme d'action définit des mesures à prendre à l'échelon national et international pour la promotion de la femme au cours des cinq années qui nous séparent de l'an 2000. S'il est appliqué, le Programme d'action renforcera le pouvoir des femmes aux niveaux social, économique et politique, améliorera leur santé, facilitera leur accès à l'éducation et protégera leurs droits de reproduction. Le plan d'action définit des objectifs à atteindre à des dates spécifiques, engage les nations à appliquer des mesures concrètes dans des domaines tels que la santé, l'éducation, les prises de décisions et les réformes juridiques dans le but ultime d'éliminer toutes les formes de discrimination à l'encontre des femmes tant dans leur vie privée que dans la vie publique. La Conférence, qui a réuni près de 50'000 hommes et femmes, a axé ses travaux sur les problèmes interdépendants d'égalité, de développement et de paix, qu'elle a analysés sous un angle sexospécifique. Elle a mis l'accent sur les rapports cruciaux entre la promotion de la femme et les progrès de la société dans son ensemble. Elle a réaffirmé de façon claire que les problèmes de société doivent être abordés sous un angle sexospécifique de façon à assurer un développement durable. Les problèmes soulevés dans le Programme d'action sont universels, tel est le message fondamental de la 4e Conférence mondiale sur les femmes. Des attitudes et pratiques profondément enracinées perpétuent l'inégalité et la discrimination à l'égard des femmes, tant dans la vie privée que publique, partout dans le monde. En conséquence, l'exécution du Programme d'action exige des changements de valeurs, d'attitudes, de pratiques et de priorités à tous les niveaux. La Conférence a signalé qu'elle s'engageait résolument en faveur de normes et critères internationaux pour l'égalité entre l'homme et la femme; que les mesures visant à protéger et promouvoir les droits fondamentaux de la femme et de la fillette, qui font partie intégrante des droits universels de la personne, doivent servir de base à toute action; et qu'il faut réorienter les institutions à tous les niveaux pour en accélérer la mise en œuvre. Les gouvernements et les Nations unies sont convenus de promouvoir l'"intégration" d'une perspective sexospécifique dans leurs politiques et leurs programmes. (Source : Nations unies).